Brès, Paul-Emile

Pierre-Émile Brès est le fils de Pierre Brès et le père d’Émile Brès. C’est pourquoi, dans sa famille, on l’appelle Pierre (pour ne pas le confondre avec Émile, son fils, lui aussi pasteur), alors que les Actes de l’Église méthodiste l’appellent toujours Émile Brès père, et appellent le pasteur missionnaire en Kabylie Émile Brès fils.

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Il naît le 13 août 1858 dans la propriété de Robert, au Poët-Laval, chez ses parents Pierre et Adèle, agriculteurs. Après un passage à l’école communale protestante du Poët-Laval, il devient le berger de son père, tout en assistant à l’École du dimanche méthodiste de Dieulefit, où il se lie avec Émile Bertrand.  Dans ses Mémoires, Pierre Brès date sa conversion de 1878, et en trouve les causes dans la foi de sa sœur Marie et dans l’action évangélisatrice du pasteur Jean-Wesley Lelièvre.

Comme sa vocation pastorale s’affermit, Pierre Brès est d’abord envoyé à l’Institut Évangélique de Nîmes en 1875, avant d’être compté parmi les étudiants pensionnaires au Valentin, l’immeuble méthodiste de Lausanne, en 1876. En 1879 il a fini ses trois premières années d’étude et il est envoyé à Jersey pour son proposannat. Il passe l’été en suffragance à Lisieux, et il loge chez le pasteur Frédéric Prunier. Pierre Brès fête ses fiançailles à Lausanne, en 1880, avec Marie-Amélie Cook, une des filles d’Émile Cook.

1882 est une année importante pour Pierre Brès. Il est d’abord consacré à Jersey (prédication de Jean-Paul Cook) et les 2 et 3 août il épouse Melle Amélie Cook.

Le premier poste est à Granville, où il ne reste qu’un an, en 1883. Émile, leur premier enfant, nait à Jersey le 27 mai de cette année. De 1883 à 1888 il dessert Congénies. Pendant cette période naissent Paul (1884 ?) et Maurice (1886 ?). La jeune famille passe l’année 1889 à Guernesey, mais le climat ne convient décidément pas au pasteur. Il est alors placé, le 1er octobre 1890, à Ganges. Hélène, leur première fille, est né à Guernesey ; Jean, et Yvonne, naissent à Ganges. Le pasteur Pierre Brès reçoit à Ganges la Conférence méthodiste de 1892 et, l’année suivante, en 1893, il part pour Dieulefit où il reste six ans. Pierre, leur sixième enfant, nait et meurt à Dieulefit. La conférence (qui devient synode) de 1898 l’envoie à Saint Denis, dans la région parisienne, où nait Robert, leur dernier enfant, le 8 août 1900. Pierre a la douleur de perdre cette année-là son ami de toujours, Émile Bertrand, qui, meurt à Nîmes. Pierre Brès est élu président du synode de 1907, et il part pour son dernier poste, Livron, en octobre 1908. Il y reste jusqu’à sa retraite, qu’il prend en 1918, après la mort à la guerre, en 1915, de son fils Jean, et le décès (à 25 ans) de sa fille Yvonne.

Il se retire dans sa propriété de Robert d’où il aide à la desserte du poste Bourdeaux-Crupiès-Dieulefit-Nyons. Il meurt au Robert le 19 avril 1942.

Bibliographie :

Les Actes des Conférences et Synodes de l’Église Méthodiste de France.

Pierre-Émile Brès (Grand Pe), Mes souvenirs, Aix en Provence, édition familiale, 2011 (Les photos sont tirées de cet ouvrage).

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