Brès, Paul

Pasteurs méthodistes : Paul Brès

 

Né à Bougie (Algérie) en 1921, Paul suit son père Émile Brès (le deuxième du nom, missionnaire en Kabylie entre 1906 et 1922) à Lyon et en Ardèche.

Lui-même attiré par la mission, il fait ses études de théologie à Genève (1939-1942) puis dessert la paroisse réformée d’Aïn Arnat pendant 3 ans. Il rentre ensuite au service de l’Église méthodiste épiscopale américaine et supervise les foyers de garçons et de filles nombreux et disséminés en Algérie.

Il évangélise alors dans les Djemaa (assemblées  des villages kabyles), dans les marchés de la vallée de la Soummam, et dessert aussi les protestants de Sidi Aïch. Il épouse Akila à Il Maten en 1953 (Il Maten est le village kabyle où a été implanté la mission méthodiste française dès 1885, mission passée sous la direction des méthodistes américains en 1919).

Le couple part aux États Unis de 1953 à 1956 pour y apprendre, dans une université du Connecticut,  comment évangéliser en milieu musulman. Rentrés à Alger en 1956, ils habitent à la « Palmeraie ». Paul Brès est alors nommé surintendant de l’Église méthodiste américaine pour tout le Maghreb, jusqu’à son expulsion en 1969.

Les méthodistes américains placent alors Paul Brès à Strasbourg pour prendre l’accueil familial nord-africain en charge, avant de l’envoyer en Égypte (de 1989 à 1993) dans le but de réactiver les paroisses du Caire et d’Alexandrie.

Revenu au « Robert », la propriété de famille à Dieulefit, Paul s’est éteint, « chargé d’ans ». Le culte d’action de grâce du lundi 23 janvier 2012 a réunit les habitants de Dieulefit autour d’Akila et de ses enfants, dans le recueillement et la reconnaissance.

 

D’après Marguerite CARBONARE, « Paul et Akila BRÈS, un couple atypique », Ensemble témoignage (Bourdeaux – Pays de Dieulefit – La Valdaine), n° 11, mars 2011, p. 8-9.

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