Galland, Louis-Frédéric

Pasteurs méthodistes : Louis-Frédéric Galland

 

Il apparaît dans les Actes lors de son admission au noviciat, en 1861, et placé à Die. Il termine son noviciat dans cette ville en 1864, et il est admis en 1865 aux fonctions du ministère et placé à Joinville. En 1869, il quitte Joinville pour Congénies, qu’il quitte à son tour en 1872 pour Nyons, qu’il quitte en 1877 pour desservir Thiers. En 1882 il pars à Anduze puis, en 1887, pour Valleraugue.

À Valleraugue, il commence la publication d’une petite feuille à teneur spirituelle, La Chambre haute, qu’il continuera jusqu’à sa mort.

En 1896, il part pour Bourdeaux, jusqu’à sa retraite en 1899. Il se retire à Cannes, mais vient à Nîmes aider à la desserte de 1901 (ou 1900 ?) jusqu’en 1902.

Il meurt d’une crise d’apoplexie, à Cannes, le 26 février 1903.

Bibliographie : Correspondance Fraternelle 1903-2e livraison- colonnes 206-207.

 

  • COMMENTAIRE de Mme Madeleine SOUCHE :

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Le petit journal méthodiste, La Chambre Haute, apporte sa contribution à l’évangélisation du Midi. La Chambre haute est une œuvre méthodiste individuelle. Elle est créée en 1871 par le pasteur méthodiste Louis Frédéric Galland (1833-1903), ancien instituteur, devenu pasteur en 1861. La petite feuille du pasteur Galland le suit dans son ministère itinérant et pendant sa retraite. « La Chambre haute fit son apparition en 1871 durant les jours sombres : à cette époque troublée les âmes avaient besoin de consolation de paix et d’espérance ». Elle a comme sous titre : « Organe du Réveil et des réunions de prières de l’alliance évangélique. » Elle se veut sans caractère ecclésial. Son fondateur l’écrit à ses collègues :

 

Combien je serais heureux si cette petite feuille (La Chambre haute) pouvait devenir un drapeau et comme un point de ralliement pour tous les enfants de Dieu. Si l’Église du Christ se réveille au milieu de la terrible crise que nous traversons, j’espérerai encore et pour elle et pour la France ; sinon je m’attends à de plus grands châtiments et d’épouvantables bouleversements et les canaux des cieux s’ouvriront sur nous, sur l’Église et sur la France.

 

Il le rappelle des années après : « Elle arbora alors modestement mais courageusement le drapeau du Réveil, de l’Alliance évangélique et de la prière .» Elle paraît sous le patronage deL’Évangéliste et de L’Église libre et elle a 112 abonnés la première année. Le fondateur considère que sa petite feuille est la première feuille populaire publiée en France ; ce que confirmeL’Éclaireur : « Il fonda à ses risques et périls, il y a trente trois ans La Chambre haute, l’un des plus anciens sinon le plus ancien de nos petits journaux religieux .» Le fondateur était méthodiste et voulait rapprocher toutes les Églises : « L’alliance évangélique était une des causes qui lui tenait le plus à cœur […] le titre de M. Galland était tout un programme : il voulait dire que c’est par le retour à la Chambre haute, c’est-à-dire par le retour à la prière et à la communion fraternelle que se produira le réveil de l’Église. » Le journal tient mensuellement en premier article, une chronique du Réveil, publie des lettres d’Élie Vernier, des demandes de prières, des anecdotes et faits divers, des petites nouvelles— évangéliques— une bibliographie et propose de temps en temps un portait à ses lecteurs. Le texte occupe deux colonnes. La Chambre haute «est une feuille très aimée des âmes pieuses et elle a un grand succès. » La diffusion de la Chambre haute est assez importante. Son abonnement peut être couplé avec le grand journal méthodiste LÉvangéliste qui en informe ses lecteurs. A la « majorité » du journal le fondateur se réjouissait :

 « Nous sommes heureux de constater que malgré la multiplicité des feuilles régionales mensuelles ou bi-mensuelles qui ont vu le jour ces dernières années (environ une vingtaine), la nôtre a conservé une place honorable dans notre presse évangélique, laquelle n’a pas dédaigné de lui faire assez fréquemment soit des emprunts,— soit en indiquant la source de ces emprunts textuels— ce qui est honnête et convenable —soit en s’appropriant in extenso le bien d’autrui sans en dire la provenance — ce qui n’est pas équitable.

Malgré une concurrence extraordinaire, 2 500 abonnés nous sont restés fidèles. »

 Le journal cesse de paraître avec la mort de son fondateur et rédacteur, en mars 1903.

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