Pontgibaud (Puy-de-Dôme)

Le méthodisme wesleyen à Pontgibaud

La première attestation que je possède de la présence d’un prédicateur méthodiste (wesleyen) britannique à Pontgibaud date de 1854. L’évangéliste Frédéric Johnson y est alors placé par le Comité missionnaire de Londres, mais sous la dépendance du Circuit français du Nord. Il n’y a personne à Pontgibaud en 1855 mais Sydney W. Harding y est nommé en 1856, sous la direction de la surintendance de Paris. Ce jeune pasteur perd sa femme à Pontgibaud, où elle est enterrée dans le « carré anglais » du cimetière. La desserte de Pontgibaud est prise en charge, après son départ en 1857, par l’Église méthodiste française, et c‘est le pasteur William Cornforth qui vient desservir Pontgibaud. Il y passe deux ans, 1857 et 1858, puis le poste est officiellement abandonné sous prétexte que « ce ne sont que des Anglais et que la société diminue » (PV de la Conférence de 1860, p. 273).

Or les protestants de Thiers avaient construit leur temple, et l’avaient inauguré le 9 juillet 1854. Ils s’affilient à l’Union des Églises Évangéliques Libres de France et trouvent à Mazamet (Tarn), lors du synode de cette Union d’Églises en 1856, le pasteur Numa Andrieu qui consent à venir à Thiers. Mais, en 1861, Numa Andrieu et l’Église de Thiers unanime passent à l’Église Méthodiste de France. Andrieu devient pasteur méthodiste, et les méthodistes en profitent pour réactiver la desserte de Pontgibaud : le pasteur dessert Thiers et Pontgibaud à partir de 1861.

Pourtant, Pontgibaud est définitivement abandonné par les méthodistes français en 1865. Numa Andrieu a donc été le dernier pasteur français de la communauté britannique de Pontgibaud.

JL Prunier

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